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Autobiographie

À la BÀL, il existe un atelier unique : l'atelier "autobiographie".  Dans cet atelier, les jeunes écrivent leur récit de vie en lien avec la lecture et l’écriture. Ils se questionnent sur les éléments de leur parcours de vie et de leur parcours scolaire qui ont été aidants et bloquants dans la construction de leur rapport à l'écrit et dans leur appropriation de la lecture et de l'écriture.

L’atelier autobiographie s’adresse aux jeunes...

  • qui sont peu à l’aise avec la lecture et l’écriture au quotidien;
  • qui ont envie de réfléchir à leur appropriation de la lecture et de l’écriture;
  • qui ont besoin de faire le point sur leur vécu scolaire.

L'écriture de leur récit autobiographique les aide à :

  • comprendre pourquoi ils ont des difficultés;
  • améliorer leur lecture et leur écriture;
  • reprendre contact avec la lecture et l’écriture après quelque temps d’arrêt;
  • trouver des moyens concrets pour transformer leur rapport à la lecture et à l’écriture;
  • être mieux outillés pour réaliser leurs projets.

 

« Écrire sur son passé c’est pas facile surtout quand y a des bouts qu’on préfère oublier. J’ai réfléchi sur moi-même, sur mes attitudes et mes comportements. Je continue à faire des liens dans mes apprentissages à la BÀL et à l’extérieur aussi. Je sens que je suis porteur de quelque chose. Je me sens responsable et je m’implique dans mes apprentissages du mieux que je peux ». J.

« J’ai écrit mon récit de formation. (…) Fallait que ça débloque. Quand je relis mon récit, j’ai l’impression que c’est une autre personne qui l’a écrit. Je le porte en moi. Mais maintenant ça ne me fait plus mal ». A.

 

Textes extraits de récits

Extrait de récit de Jérémie

À l'automne de mes 14 ans, je refais mon secondaire 1.  J'étais vraiment déterminé à le réussir.  Plusieurs problèmes se passaient à l'école et à la maison.  Mes parents ont passé une crise familiale : mon père avait perdu son emploi, obligé de vivre sur le « B.S. », le contact passait mal entre mon père et ma mère.  À l'école, tandis que je me battais pour me défendre contre tous ceux qui voulaient me faire du tort, je faisais souvent face aux directeur, psychologue, psychoéducatrice et travailleuse sociale, etc.  La détermination n'était plus présente.  Une longue dépression s'amorçait en moi.  L'aspect visuel du monde de la réalité était sombre et elle m'horrifiait.  Alors, j'ai fui vers ma quête d'identité avec la poésie.  J'écrivais de la poésie sur mon départ vers l'autre monde.  J'annonçais à qui voulait bien l'entendre que je ne serais plus de ce monde.

(…) Je rentre à la Boîte à lettres. J'aime beaucoup l'environnement que cet endroit reflète grâce à l'atelier autobiographie. Cet atelier m'a donné de la réflexivité par rapport à mon problème de lecture et d'écriture. Maintenant, avec du recul, avec tous les problèmes que ma jeune vie a vécus... Ces problèmes étaient des épreuves à surmonter. Il ne fallait pas de la force physique, plutôt de la force intérieure.

Extrait de récit de Marie

À 16 ans, j'ai commencé mon secondaire 3, toujours en classe de T.G.A., à la polyvalente X. L'atmosphère de la classe était toujours très difficile. En plus, notre local se trouvait au premier étage, près du secteur des cases. Alors, quand c'était l'heure de la pause, les étudiants n'arrêtaient pas de nous défigurer, de nous traiter de « cons et de mongols ». Quand j'entendais ces mots-là, ça me virait tout à l'envers. Moi, vivre dans des classes spéciales, ça devenait de plus en plus difficile au niveau moral.

Extrait de récit de Ralph

Ma mère, elle, prenait son rôle à moitié, vu que c'était elle qui avait notre garde. C'était peut-être trop pour elle. Ma mère nous laissait presque la maison tout seuls. Mes parents avaient beaucoup de problèmes de leur côté qu'ils ne trouvaient aucun mot pour se les dire, et cela a amené des querelles fréquentes. Ma mère ne nous a même pas fait trois repas dans une journée. Elle allait dans les églises pour nous faire manger. J'ai commencé l'école à cinq ans et demi.  Déjà pour aller à l'école et en revenir, j'étais tout seul. Ça m'étonne que je n'ai pas crié ou pleuré puisque je suis allé à l'école tout seul.  Je n'ai même pas eu peur...

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