Jeunes et analphabétisme

Jeunes et analphabétisme

De manière générale, les jeunes analphabètes sont issu.es de milieux défavorisés. Ils et elles sont également marqué.es par un « déficit existentiel » important : sous-scolarisation des parents, absence de stimulation à la maison, pauvreté, violence, etc.

Le Regroupement des groupes populaires d’alphabétisation du Québec (RGPAQ) a observé que ces jeunes sont plus enclins à cheminer dans les classes spéciales durant tout leur parcours scolaire.

Selon la dernière Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA) de 2003, au Québec, 36,1 % des jeunes de 16 à 25 ans n’ont pas atteint le seuil critique d’alphabétisme pour fonctionner aisément en société.

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Quand il est difficile de donner un sens à l'école

Les jeunes des milieux favorisés sont stimulés à la maison et sont en contact avec les lettres depuis leur jeune âge. Ils et elles comprennent pourquoi il est primordial d’apprendre à lire et à écrire. Une fois entrés à l’école, ils et elles y trouvent rapidement leurs points de repère. Il en va tout autrement pour les jeunes issu.es des milieux défavorisés.

Les parents de milieux défavorisés ont souvent un rapport négatif avec l’écrit, alors que plusieurs d’entre eux et elles sont analphabètes. Il y a donc une rareté de contact avec l’écrit, un vide quant à sa signification et à son utilité. Ce rapport a une influence sur leur enfant.  

La culture familiale des milieux défavorisés diffère radicalement de celle de l’école. Il est donc très difficile pour ces jeunes de donner un sens à leurs apprentissages.

Analphabétisme et l'échec de l'intégration à l'école

Ce choc de culture – entre milieu favorisé et milieu défavorisé – conduit invariablement à des comportements chez les jeunes qui seront jugés « différents » par l’école.

Souvent catalogués au début de leur primaire, ils et elles se retrouvent en classes spéciales. Une fois installés dans cette voie parallèle, ils et elles y restent jusqu’au bout de leur parcours scolaire.

Analphabétisme et exclusion sociale

Après quelques années sur les bancs d’école, certain.es jeunes ressortent carencé.es sur les plans cognitif, affectif et relationnel. Sans diplôme et incapable de maîtriser la lecture et l’écriture au quotidien, l’estime de soi est à son plus bas.

Ces jeunes n’ont pas pu s’approprier la lecture et l’écriture, la base essentielle de toute la fonctionnalité de l’école et de la société, et de leur intégration.

Prévention de l'analphabétisme chez les jeunes

Après 35 années de pratique, la Boîte à lettres affirme que la réussite à l’école conditionne l’insertion sociale et que l’exclusion conditionne l’échec scolaire.

Afin de résoudre ce problème de société, la BÀL travaille fort avec les jeunes et la communauté. L’organisme est un acteur clé en prévention de l’analphabétisme. La BÀL fait de l’intervention, de la recherche et de la concertation dans le milieu. Apprenez-en plus sur nos actions !